Le tatouage 3D au service de la reconstruction après cancer

La reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire (PAM) est l’ultime étape de la prise en charge du cancer du sein.
En France cette prise en charge peut nécessiter de proposer aux patientes un tatouage de l’aréole afin d’en délimiter les contours et de finaliser son aspect.
Bien souvent, ce geste est esthétiquement imparfait et nécessite des retouches itératives inévitables.

 

Notre concept : le tatouage 3D à visée de reconstruction

La technique du tatouage traditionnel, appliquée à la reconstruction de la PAM, est utilisée avec succès par les anglo-saxons depuis de nombreuses années.
L’utilisation de techniques de tatouage réaliste, simulant la 3-D, donne des résultats esthétiques plus satisfaisants et surtout, plus durables.

Une formation à la dermopigmentation médicale réparatrice, complétée par
une formation au tatouage traditionnel et une formation spécifique à la reconstruction du mamelon en 3-D aux Etats-Unis est la base d’un service unique en France, 100% dédié à la prise en charge des patientes après une mastectomie, développé en collaboration avec des chirurgiens de l’Institut Gustave Roussy et avec le Syndicat National des Artistes
Tatoueurs (SNAT).
Une approche artistique est aussi possible dans le cas d’un refus de reconstruction, pour atténuer l’impact psychosocial des cicatrices par exemple.
Cette dernière étape de la reconstruction permet la finalisation de la prise en charge des patientes après leur cancer du sein, avec une certaine réappropriation de leur apparence physique dans un cadre privilégié et dédié à leur bien-être, et avec la connaissance fine de leur pathologie et de ses traitements.

Un exemple de tatouage 3D sur une patiente après une greffe mamelonnaire issue du mamelon controlatéral.
Reconstruction du mamelon et de l’aréole par tatouage en 3D après une mastectomie et symétrisation de l’aréole controlatérale.